30 (2008)

Laurence Vincent-Durroux

BE + -ING, marqueur d’une détermination stative ?

Résumé

Partant des restrictions à l’emploi de BE + -ING décrites dans la plupart des grammaires de l’anglais (y compris des grammaires ayant une approche linguistique), nous faisons l’hypothèse qu’il ne s’agit pas tant de restrictions relevant d’une distinction pré-établie entre procès de type état et procès de type processus, que d’une stratégie énonciative consistant à éviter la redondance lorsqu’elle n’est pas nécessaire : en effet, BE + -ING pourrait être par lui-même marqueur d’une détermination de type état. Cela pourrait justifier qu’il ne soit que peu employé avec des verbes explicitant un état car il y aurait alors redondance. Les arguments que nous avançons en faveur de cette hypothèse sont de différentes natures : diachroniques, morphologiques et syntaxiques, mais aussi contextuels, car l’observation de nombreux exemples fait apparaître la valeur stative des énoncés dans lesquels figure BE + -ING, y compris dans ses emplois métalinguistiques.

Nous proposons dans cet article une hypothèse sur la nature de la détermination marquée par BE + -ING, hypothèse mettant en jeu des questions de norme, de choix et d’interprétation. Dans les grammaires, le marqueur BE + -ING est habituellement associé au terme de processus et à une interprétation dynamique. Des restrictions sont fréquemment signalées concernant son emploi avec des procès de type état. Nous souhaitons montrer que ces restrictions ne relèvent pas tant d’exceptions (explication dont on ne peut jamais se contenter) que d’une stratégie énonciative qui limite l’emploi de BE + -ING avec les procès de type état.

Nous postulons en effet que BE + -ING pourrait déjà être, en soi, marqueur d’une détermination stative et que son emploi avec des procès de type état produit alors une redondance. La stratégie que nous évoquons consiste à limiter les redondances aux seuls cas où l’énonciateur les juge nécessaires. Nous avancerons quelques arguments (diachroniques, morphologiques, syntaxiques et discursifs) qui montrent que l’emploi de BE + -ING  avec des procès de type état constitue un choix, voire un écart, qui permet de souligner, par la redondance, la valeur stative du procès dans le contexte.

Nous commençons par observer quelques exemples particulièrement illustratifs, repris de Vincent-Durroux (2006) :

1) Don’t disturb me, I’m listening to some music.

2) I decide not to disturb her; utterly absorbed in what she’s reading, she’s seen the Rockies before. (VM, p.91)

3) They were safe across the ocean, locked in their seasonal rhythms, consumed by their various passions. They were taking Portuguese lessons, they had written. And growing orchids. (VM, p.177)

4) The poster held him.
Exactly as it had held Tessa. [flashback] Staring rigidly at it, Justin is listening to her joyous protestations at his right side. (...)
‘Justin, look! You’re not looking.’ (CG, p.148)

Ces quelques exemples partagent  l’interprétation suivante : les sujets, I  en (1), SHE en (2), THEY en (3), JUSTIN et YOU en (4), sont totalement caractérisés par le procès qui leur est associé ; pour chaque énoncé, le sujet est installé dans un état qui exclut ainsi, le temps de l’énoncé, tout autre procès. On relève d’ailleurs dans ces contextes des éléments qui appuient cette interprétation, notamment des expressions explicitant l’exclusivité telles que : "don’t disturb me" (1), "I decide not to disturb her", "utterly absorbed" (2), "locked in", "consumed by" (3), "held", "staring rigidly" (4).

Il est possible de paraphraser ces énoncés en faisant apparaître, par l’insertion d’un connecteur, que l’association exclusive du procès et du sujet est la cause ("because") voire la justification ("as") d’un comportement ou d’un jugement présents dans le contexte :

(1a) Don’t disturb me because / as I’m reading.

(2a) I decide not to disturb her because / as she’s reading.

(3a) They were safe because / as they were locked in their seasonal rhythm.

(4a) Justin cannot be looking because he is listening. (staring ≠ looking)

Dans les exemples cités, il n’y avait toutefois pas de connecteurs entre les diverses propositions. Nous postulons que c’est la présence de BE + -ING qui contribue à provoquer l’interprétation de propriété exclusive associée au sujet de l’énoncé.

Le fait que cette interprétation ne requiert pas l’appui d’un connecteur peut permettre de passer d’une caractérisation exclusive du sujet à une autre caractérisation exclusive, et ce, sans solution de continuité ; cela peut  être source de comique, ainsi que le montre l’exemple suivant :

(5) Perhaps in the vegetarian future people will use adultery as an alibi for eating meat (...)  [in] seedy beef hotels that rent dining rooms by the hour. How come I’m thinking about beef? I was thinking about ... about William James and consciousness as a stream. (T, p.3)

Le contexte présente deux situations repères séquentielles, distinguées d’une part par le marquage temporel ("I am" / "I was"), d’autre part par la complémentation ("about beef"  / "about William James and consciousness"). L’interprétation que nous retenons est que pour le premier énoncé, le sujet I est totalement caractérisé par le procès THINK ABOUT BEEF ; dans le second énoncé, le même sujet est totalement caractérisé par le procès THINK ABOUT WILLIAM JAMES AND CONSCIOUSNESS AS A STREAM.  Les deux énoncés expriment une valeur exclusive, donc de même degré, pour des compléments qui réfèrent à des pensées sans rapport apparent entre elles. C’est cette combinaison de valeurs qui est à l’origine du comique de ce passage.

Observons maintenant un énoncé dans lequel un connecteur ("and") est présent :

(6) Gwenneth was working on a Ph.D. and, for the most part, was without money. (VM, p.144)

Si nous pouvons bien sûr attribuer au connecteur "and" une valeur de coordination, la relation entre les deux propositions est pourtant de nature explicative, ainsi que le montre la glose : c’est parce que Gwenneth se consacre (la relation est exclusive) à son doctorat qu’elle n’a pas de temps à consacrer à un emploi et qu’elle n’a donc pas d’argent. Là encore, la présence de BE + -ING nous semble être à la source de cette interprétation.

L’analyse de ces quelques exemples a conduit à utiliser les termes de "caractérisation", "état", "propriété exclusive", alors que les procès concernés étaient LISTEN, TAKE, READ, GROW ou encore WORK, habituellement considérés comme des processus.

Notre hypothèse est que BE + -ING est en fait le marqueur d’une détermination de type état, quel que soit le procès ; cette hypothèse a deux conséquences directes qui pourraient permettre d’expliquer des phénomènes souvent traités dans les grammaires de façon peu convaincante :

a) BE + -ING est effectivement rare avec certains procès, lexicalement associés à un état : cela pourrait venir du fait que l’énonciateur évite la redondance ;

b) lorsque BE + -ING est employé avec ces procès, il y a alors un choix de la part de l’énonciateur qui considère la redondance comme nécessaire.

Cette hypothèse peut être soutenue par des arguments diachroniques, morphologiques et syntaxiques, que nous présentons ci-dessous sous forme synthétique, avant de commenter quelques emplois de BE +-ING.

Les études diachroniques montrent une  tendance à éliminer BE +
-ING de certains emplois, notamment avec des verbes dont la valeur référentielle en contexte est celle de la caractérisation permanente, un état en quelque sorte. Ainsi, à propos des cours d’eau, Elsness (1994, p.7) signale que RUN et RUN étaient employés avec BE + -ING en Vieil Anglais, ce qui n’est plus le cas en Anglais Contemporain : "from Danai that river which is running from northern-part" et "that this river which is flowing all Egyptians’ land", par exemple.

De même, certains emplois de BE + -ING avec des états en Vieil Anglais sont ramenés en Anglais Contemporain à des formes adjectivales exprimant un état. Par exemple, "is differing" dans "Therefore that which is in its Nature differing from the chief Good, cannot be said to be the Good itself", deviendrait "is different" en Anglais Contemporain dans ce contexte (Elsness, 1994, p. 20).

Dans le même ordre d’idées, notons que l’Anglais Contemporain comporte des "parallèles saisissants" (l’expression et les exemples sont de Lapaire et Rotgé, 1991) entre des procès de type processus en forme BE + -ING ("my hands are shaking") et des formes adjectivales ("my hands are cold").

L’élimination progressive de BE + -ING avec des états, le remplacement possible par des adjectifs ainsi que les parallèles relevés ci-dessus sont autant d’arguments qui confortent notre hypothèse et qui indiquent que lorsque BE + -ING apparaît avec des états, il s’agit d’une décision de l’énonciateur de s’écarter de la norme.

Nous renvoyons à Vincent-Durroux (2006) pour une présentation détaillée des arguments morpho-syntaxiques, dont nous rappelons ici les grandes lignes. Les arguments morpho-syntaxiques permettent en effet de rendre compte des caractéristiques requises par les procès pour favoriser l’interprétation stative des énoncés en BE + -ING.

Même si une valeur prototypique (état ou processus) semble émerger pour chaque procès, il faut signaler l’aptitude des procès à ne pas être figés dans un type. Cette capacité est à rapprocher du fait qu’une forme peut avoir plusieurs valeurs et qu’un même lexème peut renvoyer à plusieurs notions. Cette aptitude, souvent associée (Bjerre, 1999 et Harley, 2003) au statut de verbe-support (ou "light verb"), n’est toutefois pas réservée à ces verbes ; ainsi, Dowty (1979) montre que "swam", dans "John swam", peut avoir deux interprétations différentes selon le contexte, relevant de deux notions différentes, l’une étant télique ("John swam the distance he usually does"), l’autre ne l’étant pas, si les énonciateurs ne partagent pas de connaissances sur une distance habituellement parcourue par John à la nage. Les verbes évoqués dans les exemples (1)-(4) et (6), soit LISTEN, TAKE, READ, GROW ou encore WORK, peuvent renvoyer, chacun, à plusieurs notions (processus ou état).

L’interprétation stative pourrait également provenir des valeurs propres aux morphèmes constitutifs de BE +-ING : d’une part, BE, porteur de la valeur = de l’opérateur de repérage, évoquant un équilibre entre ce qui est à sa droite et ce qui est à sa gauche ; d’autre part, -ING, avec son origine possible dans la forme gérondive, est marqueur à la fois d’anaphorisation et de nominalisation du procès (Adamczewski, 1982, pp.56-58 et Cotte, 1997, p.98). Rappelons que jusqu’au début du 18ème siècle, la forme en BE + -ING ne s’employait pas en diathèse passive (Jespersen, 1931, p.211), ce qui va dans le sens d’un statut nominal plutôt que verbal. Le statut nominal nous semble contribuer fortement à l’interprétation stative de l’énoncé.

La combinaison de BE et de –ING dans la périphrase pourrait ainsi figer le procès à l’intérieur des bornes où il est défini dans la relation préconstruite et anaphorisée, et ce, que la détermination soit aspectuelle ("John is running away") ou modale ("You’re not inviting them").

Si nous faisons une brève synthèse de ce qui précède, nous pouvons poser que les énoncés en BE +-ING reçoivent une interprétation stative, BE + -ING étant le marqueur d’une détermination stative. Lorsque le procès en jeu est déjà prototypiquement associé à un état, son emploi avec BE +-ING crée une redondance, qui signale le choix de l’énonciateur de s’écarter de la norme et donc du non marqué, pour, dans un contexte particulier, et notamment une situation particularisée, notifier son commentaire sur l’état du sujet de l’énoncé.

Avec BE +-ING et un procès prototypiquement de type état, l’énonciateur explicite le fait qu’il occupe une place prédominante et instaure une relation déséquilibrée entre lui et le sujet de l’énoncé, vu comme totalement désagentivé. Les contextes présentent ainsi de nombreuses traces de commentaire de l’énonciateur, allant de pair avec la désagentivisation du sujet de l’énoncé, désagentivisation d’autant plus marquée que le procès est de type état.

Prenons quelques exemples avec des procès qui ont pour valeur prototypique la valeur d’état (THINK, PLAN, HAVE, FEEL, LIE) et qui figurent dans des contextes dont certains éléments manifestent la place prédominante de l’énonciateur :

(7) "It’s a matter of perspective," her mother said. "It’s just where I am now. In my life, I mean. I can believe certain things but not others."
Because of the way she had said this, and the way she had squeezed her eyes shut, Hélène knew her mother was thinking about Roger, the man in Winnipeg she was in love with. (VM, p.40)

(8) "It just kills me to leave this place," the young woman says. She’s following us through the rooms, pointing with unmistakable sorrow at the wall where they were planning to put up shelving, at the hardwood floors they were thinking of sanding. (VM, p. 98)

(9) I was thinking to myself, how agreeable that is, what a nice time I’m having, but there’s one thing missing – someone to share it with, or report it to. (T, p. 65)

(10) On one Friday afternoon Milly stopped at Ernie’s cards ‘n’ things to buy a mea culpa card for her father-in-law whom she had apparently insulted.
"Sorry," Ernie’s wife said in her testy way. "We’re all out."
Milly found this hard to believe. The card rack was full. You could buy a happiness-in-your-new-home card, or a mind-your-own-beeswax card, even a spectacular three dollar pop-up card announcing to the world that you were feeling under-appreciated. Surely there was such a thing as an I’m-sorry-card. (VM, p. 66)

(11) He sat down on the bed and stared around him. Nearly everything in here was broken. The month-old cine-cinema was lying on top of a small, working tank. (HPPS, p. 32)

Dans l’exemple (7), "her mother was thinking about Roger" est en fait une interprétation de l’énonciateur, interprétation fondée sur l’observation du sujet de l’énoncé et qui se dévoile avec les termes : "because of the way (...) and the way".

L’exemple (8) est caractérisé par une narration où l’énonciation figure de plusieurs façons : le discours direct avec "it just kills me to (...)" et la description du sentiment de l’énonciateur rapporté ("pointing with unmistakable sorrow"), préparent en effet "they were planning (...) they were thinking", expressions où transparaît nettement le discours direct.

On relève dans l’exemple (9) l’emploi d’éléments de la langue ("how (...), what (...)"), dont la valeur référentielle est totalement dépendante d’une échelle subjective, celle de l’énonciateur.

Dans l’exemple (10), la fin du passage relève du discours indirect libre, avec notamment, dans le dernier énoncé, des termes tels que "surely"et "such", traces d’un repérage par rapport à l’énonciateur.

Enfin, dans le dernier exemple (11), le point de vue du sujet est privilégié ("stared"), et nous trouvons des indices de discours indirect libre, avec "nearly everything in here".

Tous les indices repérés dans ces exemples se combinent aux effets du marqueur  BE + -ING lui-même pour limiter l’agentivité du sujet de l’énoncé parallèlement à une forte prédominance de l’énonciateur.

Dans les emplois métalinguistiques, BE + -ING marque le commentaire de l’énonciateur sur ses propres choix. Les prédicats concernés sont de type SAY, SUGGEST, RECITE, KID, JOKE, TELL, prédicats qui ne sont pas habituellement associés à des états.

Nous postulons que BE + -ING leur confère une valeur stative qui n’est pas de l’ordre de la caractérisation du sujet de l’énoncé, mais de l’ordre d’une stabilisation concernant l’adéquation entre l’énoncé repère et son interprétation. Il s’agit en fait de caractériser l’énoncé lui-même, pris comme objet de discours.

En contexte de dialogue, on trouve soit dans la modalité négative, pour exclure une interprétation prêtée au co-énonciateur, soit la modalité interrogative ou interro-négative, pour vérifier si l’interprétation posée comme temporaire peut devenir définitive. Voici quelques exemples dont le point commun est de poser un problème d’interprétation à l’un des énonciateurs :  

(12) ‘Look,’ he said to Bernie, (…), historians in the past thought history as a continuum. And we haven’t been able to see what was patently obvious. (…) It’s our curse to overlook beginnings. Beginnings just don’t register because we’re locked in our vision of the status quo. We can’t even be bothered  to acknowledge the feeble stirrings – ‘
You’re not suggesting,’ Bernie said, ‘that no one acknowledged the storming of the Bastille?’
‘Let’s just say they didn’t know what it signified.’ (HHS, p. 5)

(13) Lee was still commentating.
‘Slytherin in possession – Flint with the Quaffle – passes Spinnet – passes Bell – hit hard in the face by a Bludger, hope it broke his nose – only joking, Professor – Slytherin score – oh no ...’ (HPPS, p. 206)

(14) They heard hurrying feet behind them and turned to see Hermione dashing towards them.
‘There you are! Where have you been? The most ridiculous rumours – someone said you’d been expelled for crashing a flying car.’

‘Well, we haven’t been expelled,’ Harry assured her.

‘You’re not telling me you did fly here?’ said Hermione, sounding almost as severe as Professor McGonagall. (HPCS, p. 66)

Dans l’exemple (12), Bernie déduit que pour son interlocuteur, les énoncés repères ("history as a continuum"; "[we] overlook beginnings"; "beginnings just don’t register") impliquent par exemple que la prise de la Bastille n’ait pas pu être interprétée par les historiens de l’époque comme le début d’une rupture. Cette adéquation entre les énoncés repères et leur interprétation est posée (on a là une valeur de type état) et immédiatement mise en question sur le mode de l’interro-négation. L’emploi de BE + -ING crée une redondance qui marque explicitement le commentaire métalinguistique, dont on remarque qu’il devient le sujet même de la conversation, qui se poursuit avec "Let’s just say".

Dans l’exemple (13), l’énoncé repère est "[I] hope it broke his nose". Cet énoncé est inadéquat dans un commentaire sportif, même s’il s’agit d’une partie de Quidditch ! L’interprétation de cet énoncé doit alors être précisée et la redondance amenée par la présence de BE + -ING souligne l’objet du discours : cet énoncé n’est qu’une plaisanterie.

Enfin, dans l’exemple (14), l’énoncé repère est "we haven’t been expelled", qui reprend "you’d been expelled for crashing a flying car". Le jeu de la portée de la négation permet une interprétation implicite : si la négation permet de dire que les protagonistes n’ont été renvoyés, elle ne nie pas forcément dans le même temps le motif du renvoi possible ("for crashing a flying car"), d’où la réplique de Hermione avec la non-réduction de DO, qui réintroduit la valeur positive de la relation ("you crashed a flying car"). Malgré son ton assuré ("Harry assured her"), Harry sait qu’il joue avec la portée de la négation ("Well") et Hermione ne peut se satisfaire d’une telle incertitude. L’énoncé repère et sa double interprétation possible (CRASH A FLYING CAR / NOT CRASH A FLYING CAR) conduisent à la recherche d’une stabilisation de l’interprétation, marquée par BE + -ING et par le mode interro-négatif.

L’hypothèse selon laquelle BE + -ING marquerait une détermination stative permet de sortir du "raisonnement circulaire" que décrivent Bouscaren et Deschamps (1991, pp.9-10), raisonnement souvent appliqué dans les grammaires et qui consiste à "définir un type de procès en référence à une structure syntaxique et caractériser la structure syntaxique comme s’appliquant à ce type de procès". Tout en donnant une large place au contexte et à l’interprétation de l’énoncé en contexte, cette hypothèse permet de proposer une approche unifiée des énoncés en BE + -ING et de sortir de descriptions grammaticales qui intègrent des listes d’exceptions ou des listes de verbes difficilement compatibles avec BE + -ING.

Bibliographie

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Documents annexes

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Pour citer cet article :

Laurence Vincent-Durroux. «BE + -ING, marqueur d’une détermination stative ?». Bulletin de la Société de Stylistique Anglaise , 30 (2008), p. 89-98.

URL: http://stylistique-anglaise.org/document.php?id=396
(Consulté le 08 septembre 2010)

© Laurence Vincent-Durroux. Propriété intellectuelle de l'auteur. Tous droits réservés.

Quelques mots à propos de :  Laurence  Vincent-Durroux

Université Paul Valéry Montpellier 3

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