Programme de l’atelier de stylistique 2010

Congrès de la SAES (Lille)

Table des matières

Présidents de séance : Wilfrid Rotgé, Linda Pillière, Monique De Mattia-Viviès

À partir de l’étude de l’introduction du discours direct (DD) dans un corpus d’énoncés rassemblant des extraits de romans, de nouvelles et d’articles de presse, nous nous proposons de montrer comment l’analyse linguistique et syntaxique traditionnelle de ces énoncés peut rencontrer des obstacles pour nommer et décrire les segments d’introduction du DD. Face aux clivages terminologiques et aux limites d’emploi du terme incise que nous mettrons en évidence, nous introduirons un nouvel outil conceptuel apte à rendre compte de l’introduction du DD dans différents genres discursifs : le « segment contextualisant annonceur de DD ». Il ne s’agit plus d’effectuer une analyse d’une occurrence de DD se limitant à la dualité discours citant/discours cité mais bien de privilégier une approche transphrastique mettant au premier plan les notions de cohésion et de cohérence textuelles ; c’est-à-dire que l’analyse de chaque occurrence de DD est menée en prenant en compte son environnement cotextuel. Cette approche analytique permet ainsi au linguiste de décrire un segment d’introduction du DD, indépendamment du genre discursif considéré. Nous présenterons donc différents énoncés illustrant la variabilité compositionnelle d’un segment contextualisant.

Les délégués des Etats signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) se sont réunis en décembre 2009 à Copenhague pour la 15e session de la Conférence des Parties (COP15) à la Convention et la réunion des Parties au Protocole de Kyoto. De même que les sessions antérieures, ce sommet s’est terminé par la publication de décisions et conclusions, documents à partir desquels est constitué le corpus de cette étude.

Genre, style et contexte sont les mots-clés de l’analyse de ces documents qui s’intéressera à leurs caractéristiques formelles, terminologie ou faits de style (hedging, métaphores) et s’efforcera de mettre en évidence l’importance des références aux contextes scientifique, économique et politique qui les sous-tendent.

La configuration énonciative du conte oral repose sur un agencement situationnel mettant en scène de façon immédiate un conteur-narrateur et son auditoire qui interagissent au moment de la performance en cours ainsi qu’une autorité ancestrale garante des valeurs de validité du récit et de sa persistance à travers le temps, quelle que soit l’occurrence de contage.

La relation qui s’institue entre ces différentes entités énonciatives constitue la situation de contage, celle-ci étant figurée, dans le conte transcrit, par l’intrication d’énoncés dont les coordonnées respectives correspondent à l’activation de repères spécifiques par le biais de marqueurs linguistiques typiques.

A travers l’étude de certains marqueurs récurrents dans ce type d’énoncés, je m’attacherai à décrire comment l’espace narratif du conte se constitue à partir de l’appropriation, par un sujet-énonciateur particulièrement déterminé, d’un discours stéréotypé dont le repère principal est essentiellement trans-subjectif et indéterminé.

Marchant sur les pas de George Washington, Barack Obama conclut son discours d'investiture de janvier 2009 en évoquant explicitement l'horizon de la liberté censée guider son action. Comme dans quelques-uns de ses discours les plus notables, que cette communication se propose d'analyser, il se pose en héritier talentueux d'une riche tradition rhétorique tout en incarnant, par son parcours et sa manière de s'exprimer, le renouvellement du rêve américain. Le succès rhétorique d'Obama interroge le stylisticien dans la mesure où il repose autant sur l'ethos que sur le logos. L'analyse du style d'Obama requiert à la fois une approche interne, intertextuelle, qui étudie l'appropriation d'une tradition rhétorique et une approche externe, sociolinguistique, qui confronte son style expressif à la fermeture du champ politico-médiatique.

« Theory must be behind the teacher, not in front of the class ». Partant de ce précepte d’Antoine Culioli concernant la linguistique, dont je serais amenée à m’écarter, je m’attacherai à interroger les relations entre théorie et pratique dans le domaine de l’oralité et de la scripturalité, mettant en regard herméneutique passive et pratique active dans une contre-interpellation maître-disciples. Entre interprétation, imposture, imitation et création, les ateliers et cours de lecture à voix haute constituent une véritable transmission des problématiques de la stylistique et des interrogations qui intéressent le linguiste stylisticien, que celui-ci s’intéresse à la scripturalité ou à l’oralité. Je montrerai comment théorie et pratique stylistiques, phonétiques et vocales s’interpénètrent, favorisant d’une part la publication et la diffusion de la recherche auprès du public étudiant et stimulant d’autre part la réflexion de ces derniers, éventuels futurs chercheurs, sur les phénomènes divers qui sont en jeu dans l’interprétation orale en public d’un texte à forte charge sémantique.

Je partirai du constat de Walter J. Ong pour montrer qu’oralité et scripturalité (ou litteracy) sont liés dans une société de la scripturalité continuant à pratiquer une « oralité secondaire ». Je tenterai de proposer un modèle de transmission du savoir par la pratique suivant l’ordre T – P - T  ou  Théorie – Pratique – Théorie, en interrogeant la linéarité ou la circularité du processus ou sa circulation rhizomatique incessamment et multiplement contre-interpellative. Cette communication constitue un premier jalon dans une théorisation de la transmission des savoirs stylistiques passant par une pratique qui ne se limite pas à la reconnaissance et à la nomination de tropes, mais privilégie la découverte (par l’écoute) et l’interprétation herméneutique conceptuelle (par l’engagement personnel physique, corporel de chacun) dans l’acte de lecture à voix haute.

En résumé, partant de l’interrogation : Peut-on enseigner la stylistique ?, j’arriverai à la question plus théorique : Comment s’enseigne la capacité de théorisation stylistique par la pratique active d’une activité culturelle, textuelle et artistique ?

Présidents de séance : Nathalie Vincent-Arnaud, Luc Benoit, Monique De Mattia-Viviès

Je souhaiterais étudier les modalités stylistiques et narratologiques de l’écriture fictionnelle de W.M. Thackeray, en particulier à partir de la notion d’horizon d’attente.

Dans un premier temps sera envisagée la relation de déférence créée par le narrateur et escomptée par le lecteur, de la satisfaction duquel dépendent, à l’époque, les ventes de chaque épisode de romans publiés sous forme de feuilletons. Selon certains principes coopératifs, le narrateur thackerayen promet ainsi véridicité, exhaustivité si nécessaire, pertinence et clarté dans la démarche, selon un pacte de lecture tacite que l’auteur explicite pourtant.

Or, un deuxième temps de l’analyse permettra de révéler la volonté de remettre en cause et de décevoir le lecteur, tant au niveau des thématiques abordées et de leur traitement, souvent transgressifs (refus du romantisme, assertions de vérités brutales, gestes qu’illustre en particulier la figure du bathos) qu’en termes de conduite du récit (rejet de l’omniscience et de l’omnipotence, rétention d’information, affichés dans les multiples incursions auctoriales au cœur même du récit).

Un horizon d’attente est ainsi créé mais aussitôt déçu, dispositif propre à fragiliser, voire à heurter le lecteur, afin de dénoncer son approche stéréotypée, voire de l’en libérer. La démarche thackerayenne n’est pas sans évoquer aujourd’hui la figure du décept, notion opérationnelle dans le domaine de l’art contemporain.

Le corpus retenu comprendra The Luck of Barry Lyndon (1844) et sa version ultérieure révisée par Thackeray lui-même, The Memoirs of Barry Lyndon, Esq. (1856), Vanity Fair (1848), The History.

Since the main theme of the conference is the horizon, I will focus on the notion of boundary, which is particularly relevant to an Irish author both geographically – maps of Ireland are often found as illustrations in Flann O’Brien’s chronicles – and linguistically. In O’Brien’s stories, speakers are faced with two conflicting realizations: one is formulated in Wittgenstein’s Investigations as “the limits of my language are the limits of my world”, and I wish to examine the relevance of this aphorism to the linguistic identity of O’Brien’s characters.

Il est des productions, littéraires ou non, dont l'écriture entraîne irrésistiblement le lecteur dans un univers, une dynamique ou, au contraire, une atmosphère contemplative. Cette magie du verbe, de son choix finement sélectif, de son agencement contribue au rythme et à la couleur d'un monde réel ou fictif. Le style de son auteur ne répondra pas nécessairement à la mise en oeuvre de figures de style canoniques mais à une savante alchimie personnelle qui lui confère toute son originalité. Il y aura savamment mêlé telles lexies à tel jeu de ponctuation, telle longueur de phrase à tel enchaînement de sensations évoquées par empilement ou rupture...

Dans ce domaine, un remarquable terrain d'étude est l'extrait de England, My England (Tickets, please) de D.H. Lawrence présenté par Vinay et Darbelnet dans leur approche traductrice. Notre propos ne concernera pas, ici, la démarche traduisante dudit passage mais ses vertus suggestives qui conduisent le lecteur sur une montagne russe lexicale et stylistique où il sera tour à tour emporté, précipité, rassuré, reposé et relancé dans une course folle jusqu'à sa destination ultime. Quel(s) horizon(s) pour le lecteur-passager ?

Nous nous donnerons d'observer et analyser les rouages de ce mécanisme dont la précision renvoie au talent de son auteur qui parvient à faire d'un texte d'une vingtaine de lignes un voyage dont le lecteur ne sort pas totalement indemne.

Il s'agira d'évaluer le mode de lecture pratiqué par Gilles Deleuze devant un texte de roman, en l'occurrence un roman de Dickens. On en tirera des conclusions, sinon sur la possibilité d'une linguistique deleuzienne, du moins sur le concept de strong reading, tel que le pratiquent les philosophes lorsqu'ils lisent des textes littéraires.

The etymology of Papalagi, a Samoan word meaning “Caucasian”, shows that it derives from the Polynesian root word “papa” which means to “burst” or to “pierce” and “ lagi” meaning “sky” or “heaven”. Westerners were thus called Papalagi (sky-bursters) because their boats seemed to have broken the skyline that used to limit the world conceived by  ancient Samoan people.

My address will focus on the novel entitled Pouliuli ( meaning “the realm of darkness”) written by the Samoan author, Albert Wendt, a novel  which has been praised by literary critics and anthropologists as the best analysis of the (dys)functioning of South Pacific leadership, be it Oceanian style or Western style.

I shall first concentrate on the diurnal system of imagery that characterises the chapters devoted to the protagonist’s discovery of the Western world as well as his stratagems to pass on his Samoan leadership to his younger son. The narrative discourse is under the control of this protagonist, Osovae, who is also very busy to unseat his cousin, the M.P. of his district. It seems natural  therefore that the narrative should have recourse to upward movements, sunlight, or flights of birds to describe how Osovae weaves his elaborate plots.

However, the readers are aware of a subterranean plot, which relates Osovae’s journey to self-awareness and eventually to madness. His coming of self-awareness accounts for the narrative discourse being more and more replete with night scenes that fall into the category of the nocturnal system of metaphor, full of references to vaults, abysses, and dark chasm, an imagery which is at odds with the apparent, major plot of leadership of the novel.

Indeed, the novel explores the demands and limits of personal freedom in an Oceanian environment and the investigation uses the universal features of the working process of man’s imagery, which proves  that whatever culture, human nature uses the same type of mental tools.

My paper therefore has the specific aim of discovering the “rules” governing the process by which linguistic elements and patterns in this literary text accomplish their deep meanings and literary effects.

Présidents de séance : Sandrine Sorlin, Simone Rinzler, Monique De Mattia-Viviès

Le dernier roman de Cormac McCarthy, The Road, paru en 2006, retrace, comme c’est le cas sous une forme ou une autre de nombre de ses romans, l’odyssée de deux personnages à travers les grands espaces de l’Ouest américain. D’un point de vue structurel, The Road apparaît donc comme une variation sur un thème maintes fois éprouvé par McCarthy. Mais tandis que dans les autres romans de McCarthy, le paysage se déploie sous la forme de fresques majestueuses, dans The Road, l’espace et, dans son sillage, le temps subissent un resserrement, un rétrécissement inexorables qui contaminent les figures, minimalistes et laconiques, de l’écriture. La route, qui opère d’un bout à l’autre du roman comme la métaphore privilégiée de la nécessité de survivre dans un monde en déréliction, se caractérise en effet par l’engloutissement de son horizon. Dans sa noirceur terrifiante, The Road évoque une quête sans horizons le long d’une route qui, à rebours des fantasmes précaires d’un au-delà désirable entretenus par les personnages, bute sur le néant.

Dans le film de Brian de Palma Femme Fatale 2002, le sémantisme d'origine de femme fatale issu étymologiquement du fatum latin semble relativisé au profit d'un sème qui a coexisté avec lui dans les années quarante et cinquante celui de sensualité sulfureuse utilisée à des fins machiavéliques. Le film dont on voit un court extrait dans le film de De Palma, Double Indemnity 1944 de Billy Wilder s'inscrit dans la tradition hollywoodienne du film noir où le sémantisme de femme fatale qui sous tend l'intrigue du film (femme dont l'apparition dans la vie du héros va placer la mort en horizon d'attente) est plus proche du tragique et de la mort présents dans le fatum latin. Une exploration intéressante du sémantisme de femme fatale nous est proposée dans le film de 1941 de Preston Sturges The Lady Eve où approches négatives et positives de la femme intervenant dans l'horizon

d'une vie coexistent. Cette coexistence de sèmes apparemment en rupture est sous tendue par la musique du film, Tannhauser de Wagner, où ténor et soprano fonctionnent entre sensualité perçue tantôt négativement tantôt positivement et sainteté. En jouant de la dichotomie Bad Girl vs Good Girl, Preston Sturges et Barbara Stanwyck ont réussi à articuler le discours cinématographique autour de la richesse du programme sémique de femme fatale qu'ils avaient su construire.

L’objet de cette communication est l’articulation de la notion d’horizon d’attente, de la  question des genres textuels et du concept d’auditoire universel pour analyser la lettre ouverte  « What we are fighting for. A letter from America. » qui fut  signée par soixante intellectuels  américains en 2002 au lendemain des attaques du 11 septembre 2001. Il s’agira de montrer  dans quelle mesure l’horizon d’attente qu’implique l’adoption d’un genre textuel particulier,  la lettre ouverte, commande les choix discursifs et linguistiques dans ce texte. La notion  d’horizon  d’attente  a  une  dimension  générique  indéniable ;   ainsi   l’anticipation  de  l’interprétation du public et la projection des effets possibles du discours exigent que le  scripteur prenne en compte l’horizon d’attente de son auditoire. En outre, elle rappelle et elle  (réactive  ce qui est présumé par les scripteurs et leurs auditoires, l’ensemble des croyances,  des principes, des valeurs autour desquels on postule l’existence d’une unanimité. La notion  d’horizon d’attente entretient alors un rapport dialectique avec les contraintes génériques  qu’impose le genre textuel adopté et les auditoires auxquels les scripteurs s’adressent et qu’ils  façonnent au fur et à mesure du discours. Cette notion d’horizon d’attente est indissociable de  la reconnaissance et de la prise en compte non seulement des contraintes génériques qui, en  quelque sorte, « guident la plume » des scripteurs mais aussi des prémisses et des principes  indiscutés qu’il partage avec leurs auditoires. En effet, l’horizon d’attente prédétermine, d’une  certaine manière le travail des scripteurs et pré-oriente la réception du discours. L’analyse se base sur  l’hypothèse suivante : l’articulation de la notion d’horizon  d’attente à la question du genre et de l’auditoire peut mettre en évidence comment des  interprétations préférentielles de cette lettre ouverte sont logées dans les choix discursifs et  linguistiques opérés par les scripteurs. Nous verrons comment les scripteurs intègrent les  contraintes formelles et génériques de cette forme épistolaire particulière pour engager la  parole avec un auditoire protéiforme, anticiper la pluralité potentielle des réceptions. Par  ailleurs, nous montrerons comment cette notion, qui est indissociable  de la question de la  généricité, peut expliquer le choix de certains  modes d’énonciation, de construction de  l’auditoire,  d’interpellation des allocutaires, et de positionnements intersubjectifs qui  cherchent à stabiliser une relation intersubjective pour,  in fine, rendre le discours des  scripteurs plus audible et plus acceptable. Nous verrons également comment les scripteurs, se basant sur l’horizon d’attente  qu’implique la lettre ouverte, oscillent entre l’adresse à ce que Perelman appelle l’ « auditoire  universel » et des « auditoires particuliers ». Le premier, fonctionne comme une norme de  l’argumentation qui pose des principes auxquels tout le monde adhèrerait. Cette oscillation  leur permet de mettre en place des argumentaires culturels, moraux, etc. en adéquation avec  ce qu’ils pensent savoir de leurs auditoires. La triple articulation sur laquelle s’appuie notre analyse mettra en évidence comment  l’auditoire de cette lettre ouverte est postulé comme déjà là et comment il est en même temps  construit au fur et à mesure que le texte se déploie.

Les conditions de rédaction de Memoir (2005), dernière œuvre de John McGahern (décédé en 2006), sont tout à fait particulières puisque l’attente de l’auteur à ce moment-là était nécessairement la mort. Le titre oriente néanmoins différemment l’horizon d’attente du lecteur. C’est bien à un voyage rétrospectif qu’il semble être convié et l’on peut considérer ce retour sur le passé comme un moyen de tenir la mort à distance, tout en sachant qu’on n’y échappera pas. La démarche de McGahern consistant à écrire ses mémoires sur son lit de mort n’a de fait rien d’original et pourtant le texte est tout à fait surprenant. Bien qu’il s’agisse d’un récit rétrospectif autobiographique, celui-ci se borne à relater une fois de plus l’enfance de l’auteur. L’enfance, moment où l’horizon semble tellement lointain.

J’aborderai l’étude de Memoir sous l’angle de la triade énonciative je / ici / maintenant pour mettre au jour les stratégies narratives qui fondent cette écriture autobiographique peu conventionnelle et d’autant plus susceptible de bouleverser le lecteur par son intensité. J’envisagerai aussi le style de Memoir comme une sorte de point d’orgue, prélude au silence.

On the other hand, speakers are very much aware of the blurred boundaries of their own discourses, and of their own – ambiguously  called “native” – language. Spinning yarns, speakers lose the thread of their own tale, and appear “beyond themselves” as they grapple with the difficulty of negotiating the meanderings of language. In O’Brien’s chronicles and stories, such ramblings literally get speakers nowhere: the Dublin Man cannot exist outside his social, geographical and linguistic boundaries. But one perceives a frontier within those boundaries: the presence of a linguistic and geographic elsewhere which can be crushing or inspiring for speakers, but spurs them on and keeps them talking.

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